Conferenza Inter-Parlamentare, Dakar, 3-4 Maggio 2010

Dichiarazione di Dakar

Déclaration de Dakar pour l’interdiction mondiale des mutilations génitales féminines par les Nations Unies
 
 
Nous, Parlementaires des 19 pays africains où les mutilations génitales féminines sont commises,
 
Confortés par la participation et le soutien de nos Gouvernements, de l’Union africaine, du Parlement Panafricain, du Parlement de la CEDEAO, de l’Assemblée Législative des Etats de l’Afrique de l’Est, du Forum des Parlementaires Africains et Arabes pour la Population et le Développement et des Représentants de la Société civile, lors de la Conférence Interparlementaire tenue à Dakar, République du Sénégal, sous la Présidence de l’Honorable Mamadou Seck, Président de l’Assemblée nationale du Sénégal,
 
Réaffirmant que les mutilations génitales féminines constituent une violation flagrante des droits des femmes et des filles,
 
Félicitant les Chefs d’Etats africains pour l’adoption du Protocole à la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes, qui dans son article 5 oblige les Etats parties à interdire et condamner toutes formes de mutilations génitales féminines par des mesures législatives assorties de sanctions afin de les éradiquer; et se félicitant de la rapide entrée en vigueur du Protocole,
 
Engagés à poursuivre la mise en œuvre des mesures législatives nécessaires à sa pleine application dans nos Parlements respectifs,
 
Conscients que la loi est un élément essentiel pour la prévention et l’élimination des mutilations génitales féminines,
 
Considérant que les mutilations génitales féminines en tant qu’atteinte aux droits humains constituent un défi pour la communauté internationale nécessitant une réponse cohérente des Nations Unies,
 
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1. Appelons la 65e Session de l’Assemblée générale des Nations Unies à adopter une résolution solennelle qui interdit les mutilations génitales féminines dans le monde;
 
2. Demandons à nos gouvernements ainsi qu’à la CEDEAO, la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est et l’Union africaine de porter et faire adopter cette résolution en 2010.
 
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